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Задание 4. ЕГЭ-2014 - Задание A18: все задания

1. Задание#T25392

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Une aventure en Calabre

Un officier de 1'armée de Napoléon ler décrit dans une lettre son voyage en Italie. Un jour je voyageais en Calabre. C'est un pays de gens qui, je crois n'aiment personne, et surtout les Français. J'avais pour compagnon un jeune homme de vingt ans.

Dans ces montagnes, les chemins sont rudes. Nos chevaux marchaient lentement. Mon camarade allait devant; un sentier qui lui parut plus court nous égara. Il faisait nuit noire quand nous arrivâmes près d'une maison fort noire. Nous y entrâmes. Là nous trouvons toute une famille de charbonniers à table, où du premier mot on nous invita. Mon jeune homme mangeait et buvait tranquillement; moi, j'examinais le lieu et la mine de nos hôtes. Nos hôtes avaient bien la mine de charbonniers, mais la maison ressemblait à un arsenal. Partout des fusils, des pistolets, des couteaux. Mon camarade riait et causait avec tout le monde et, par imprudence il dit d'abord d'où nous venions, où nous allions, qui nous étions. Français, chez nos plus mortels ennemis, seuls, si loin de tout secours humain ! Enfin il parla de sa valise, priant qu'on la mît sous son oreiller.

Après le souper, on nous laissa ; nos hôtes couchaient en bas, nous dans la chambre du premier étage. Une petite pièce sous le toit où 1'on montait par une échelle. Sous le plafond étaient suspendues les provisions pour toute 1'année. Mon camarade y grimpa seul, se coucha, la tête sur sa valise et s'endormit aussitôt. Moi, décidé à veiller, je fis un bon feu, et m'assis auprès.

La nuit était déjà presque passée quand j'entendis au-dessous de moi notre hôte et sa femme parler et se disputer. En écoutant attentivement, j'entendis ces mots du mari:

— Eh bien! voyons, faut-il les tuer tous les deux? A quoi la femme répondit:

— Oui.

Que vous dirai-je? Tout mon corps était froid, je ne savais si j'étais mort ou vivant.

Nous deux, presque sans armes, contre eux douze ou quinze. Et mon camarade mort de sommeil et de fatigue! L'appeler, faire du bruit, je n'osais; m'échapper tout seul, je ne pouvais; la fenêtre n'était pas haute, mais en bas deux gros chiens hurlaient comme des loups.

Quelques minutes après, j’entendis dans l’escalier quelqu’un et je vis le mari, sa lampe dans une main, dans l’autre un de ses grands couteaux. Il montait, sa femme après lui, disait à voix basse:

— Doucement, va doucement !

Puis il entre, son couteau dans les dents, et venu à la hauteur du lit, où le pauvre jeune homme était étendu, d’une main prend son couteau, et de l’autre...Ah !... il saisit un jambon qui pendait au plafond, en coupe un morceau et se retire comme il était venu.

Dès que le jour parut, toute la famille, à grand bruit, vint nous réveiller; on apporte à manger, un déjeuner fort bon. Deux coqs en faisaient partie, dont il fallait, dit la vielle femme, emporter l’un et manger l’autre. En les voyant, je compris enfin le sens de ses terribles mots: «Faut-il les tuer tous les deux?»

D’après P.- L. Courier «Lettres»

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La maison de charbonniers n'a pas plu à 1'auteur parce qu'elle ..
  1. était noire.
  2. était vieille.
  3. ressemblait à un prison.
  4. ressemblait à un arsenal.
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2. Задание#T15370

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LE PARAPLUIE

A six heures, il fallut réveiller Henriette à grands cris. Elle avait eu beaucoup de peine à s'endormir la veille au soir et maintenant elle était accablée de sommeil. La pluie tombait par rafales. L'averse était si dense que, de la fenêtre de l'étage, Henriette ne voyait même plus l'heure du cadran.

Sa mère l'appelait, la bousculait. Pendant que l'enfant mangeait sans appétit, la tête lourde et la bouche lente, ses trois petits frères faisaient cercle autour d'elle, avec un respect silencieux. Et quand elle eut fini, on lui remit son beau tablier des dimanches, couleur verte d'eau, avec des manches bouffantes. C'était un grand jour qui commençait, et elle avait le coeur un peu serré en passant son tablier.

Sa mère ouvrit la porte, considéra le déluge un bon moment, sans rien dire, soupira, vint à la grande armoire qui occupait tout le côté de la cuisine, l'ouvrit et en tira un parapluie de soie à manche immense avec une petite incrustation sur la poignée: un cadeau de mariage.

– Je te le donne, dit-elle à Henriette, mais fais-y attention. Et surtout, ne le perds pas. Henriette partit. Elle avait à marcher une heure. Elle serrait de la main gauche le manche du parapluie, ample comme une tente, et, de l'autre bras raidi, elle portait bien droit, pour ne rien renverser, un panier à couvercle avec son repas de midi.

C'est seulement quand elle fut dans la salle d'examen qu'elle se sentit de nouveau à son aise et à son affaire. La dictée lui parut sans difficultés; aux questions du vocabulaire et d'intelligence du texte, elle répondit très bien. Bousculée d'un examinateur à l'autre, elle trouva, l'après-midi très courte. Et elle ne fut pas surprise d'être reçue, mais le bonheur l'inonda quand elle se rendit compte qu'elle était classée première du canton. C'était cela qu'elle avait voulu de toute sa force depuis deux ans au moins: à cette seule condition ses parents consentiraient à travailler plus longtemps pour elle, à la laisser fréquenter le Cours complémentaire. Plus tard, elle serait donc institutrice. Elle aurait des livres toute sa vie. Elle étudierait tant qu'il lui plairait. Elle ferait un grand voyage peut-être, pendant les vacances, une fois ou deux...

De joie, elle sautait en chantonnant sur le chemin du village. Subitement elle s'aperçut qu'il ne pleuvait plus, mais que le grand soleil d'été déclinait à l'horizon. Le vent avait tourné, il faisait beau.

L'enfant montait vite la grande rue. Après le tournant, elle vit devant elle, à gauche, la vieille bâtisse, avec sa cage à poules devant l'ancienne écurie. Henriette franchit le seuil. Sa mère n'était pas dans la cuisine. On l'entendait à l'étage. De là-haut, penchée au-dessus de l'escalier, elle cria avec une voix sèche d'inquiétude:

– Est-ce que tu l'as, au moins?

– Mais oui, maman!

La mère descendit, elle ne vit pas le geste de la fillette rayonnante qui s'avançait pour l'embrasser: elle jetait un regard circulaire sur les chaises, l'évier, les coins de la pièce. Alors, la fillette comprit que sa mère était en peine non de son certificat, mais du précieux parapluie. Où l'avait-elle mis, en effet? Elle l'avait oublié à l'école du cheflieu, pour sûr. Les reproches s'enflaient. D'un coup, l'enfant aux rêves obstinés se sentit reprise par les réalités pesantes, par la vie mesquine et, s'enfuyant sans dire un mot dans la grange obscure, tout au fond, là où il y avait un tas de foin, elle laissa couler ses larmes.

D’après G. Cognot

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Comment était classée Henriette après les examens?
  1. deuxième.
  2. troisième.
  3. quatrième.
  4. première.
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3. Задание#T15285

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La Cathédrale

En 18... Un étudiant s'arrêta, rue Saint-Honoré devant la vitrine d'un marchand de tableaux. Dans cette vitrine était exposée une toile de Manet: La Cathédrale de Chartres. Manet n'était alors admiré que par quelques amateurs, mais le passant avait le goût juste; la beauté de cette peinture l'enchanta. Plusieurs jours il revint pour la voir. Enfin, il osa entrer et en demanda le prix.

— Ma foi, dit le marchand, elle est ici depuis longtemps. Pour deux mille francs, je vous la céderai.

L'étudiant ne possédait pas cette somme, mais il appartenait à une famille provinciale qui n'était pas sans fortune. Un de ses oncles, quand il était parti pour Paris, lui avait dit: «Je sais ce qu'est la vie d'un jeune homme. En cas de besoin urgent, écris-moi.» II demanda au marchand de ne pas vendre la toile avant huit jours et il écrivit à son oncle.

Ce jeune homme avait à Paris une maîtresse qui, mariée avec un homme plus âgé qu'elle, s'ennuyait. Elle était un peu vulgaire, assez sotte et fort jolie. Le soir du jour où l'étudiant avait demandé le prix de la Cathédrale, cette femme lui dit:

— J'attends demain la visite d'une amie de pension qui arrive de Toulon pour me voir. Mon mari n'a pas le temps de sortir avec nous ; je compte sur vous.

L'amie arriva le lendemain. Elle était elle-même accompagnée d'une autre. L'étudiant dut, pendant plusieurs jours, promener ces trois femmes dans Paris. Comme il payait repas, fiacres et spectacles, assez vite, son mois y passa. Il emprunta de l'argent à un camarade et commençait à être inquiet quand il reçut une lettre de son oncle. Elle contenait deux mille francs.

Ce fut un grand soulagement. Il paya ses dettes et fit un cadeau à sa maîtresse. Un collectionneur acheta la Cathédrale et, beaucoup plus tard, légua ses tableaux au Louvre.

Maintenant l'étudiant est devenu un vieil et célèbre écrivain. Son cœur est resté jeune. Il s'arrête encore, tout ému, devant un paysage ou devant une femme. Souvent dans la rue, en sortant de chez lui, il rencontre une dame âgée qui habite la maison voisine. Cette dame est son ancienne maîtresse. Son visage est déformé par la graisse; ses yeux, qui furent beaux, soulignés par des poches; sa lèvre surmontée de poils gris. Elle marche avec difficulté et l'on imagine ses jambes molles. L'écrivain la salue mais ne s'arrête pas, car il la sait méchante et il lui déplaît de penser qu'il l'ait aimée.

Quelquefois il entre au Louvre et monte jusqu'à la salle où est exposée la Cathédrale. Il la regarde longtemps, et soupire.

D’après André Maurois

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Le jeune homme, qu’a-t-il fait quand il avait reçu l’argent demandé?
  1. Il a payé ses dettes et a fait un cadeau à sa maîtresse.
  2. Il est allé au Louvre pour admirer les tableaux de Manet.
  3. Il a acheté le tableau de Manet «La Cathédrale».
  4. Il est parti voir ses parents en province.
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